L'ETERNEL RETOUR
Embarquez avec moi pour un saut de puce de quelques annees...(pour ceux qui n'ont pas suivi, veuillez prendre votre ticket d'embarquement au chapitre "Le point G").
Nous sommes donc en vacances chez mes grands parents, quelques annees apres cette fameuse noce et je revois le "fameux G"...nous avons environ 12 ans, vous savez, l'age idiot ou on est coince entre les jeux de gosses et l'adolescence qui debarque a coup de metamorphose et de grandes questions. Nous nous croisons par hasard dans la rue du village de mes grands parents, les adultes presents papotent allegrement et nous, nous sommes figes, nous nous regardons, les yeux ecarquilles, tous surpris que la magie opere encore apres tout ce temps. Je voudrais qu'il dise quelque chose, mais il n'en fait rien, et j'ai su bien plus tard qu'il avait pense exactement la meme chose...
Prochain saut de puce: j'ai maintenant 17 ans, presque 18, lui en a 19 et la, on pourrait croire que tout va aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles (merci M'sieur Voltaire) mais c'est sans compter sans les efforts de mon "cher" parrain qui a toujours eu un malin plaisir a faire de moi "l'intello" de service qui est completement coincee et qui ne daignerait meme pas poser les yeux sur "des gens normaux" ...ca se passe de commentaire. Toujours est-il que ma reputation de rat de bibliotheque m'a precedee et que j'ai eu beau tout faire pour prouver que je n'etais pas celle qu'on croit, rien n'y a fait, il faut dire qu'a cote de ma cousine style "je degraffe les pantalons plus vite que mon ombre" et mon cousin "je me beurre la gueule tous les jours, c'est mon choix, merci Evelyne Thomas" je faisais pale figure.
Heureusement, un grand jour de barbecue, le fils et la fille d'amis voulaient aller au cine, alors quand G en voyant que j'y allais aussi a saute sur l'occasion pour se joindre a nous, je me suis dit que tout n'etait pas perdu...Mais la aussi, mon cher parrain a cru bon de semer son grain de sel: au moment ou nous passions la porte pour sortir, il lance bien fort pour que toute la tablee rie bien a mes depends " et tachez de lui trouver un meusien (je vous ai dit que ca se passait la-bas?) pour la devergonder, elle va quand meme pas mourrir idiote!" Je me rappelle m'etre retournee et avec ma repartie meurtriere, je lui ai dit avec un grand sourire "quand on voit ce qu'ils deviennent en devenant vieux, je ferai mieux d'entrer dans les ordres tout de suite, parce que finir avec un specimen comme toi, non merci"....L'effet ne s'est pas fait attendre: il s'est retrouve dans la position du dindon de la farce, mais du coup, ca a conforte tout le monde dans l'idee que je "faisais ma fiere".
Avant mon depart pour la Pologne, nous nous sommes revus une fois, nous etions seuls depuis cinq minutes et la conversation prenait un tour personnel: nous en etions a l'etape ou on fait un peu l'inventaire et les choses s'annoncaient plutot bien, je commencais a casser cette image fausse qui me collait a la peau depuis l'age de 10 ans quand mon cousin a fait irruption, vous savez, "Mr J'ai-fait-une-prise-de-sang-pour-voir-combien-j'avais-de-sang-dans-l'alcool" et la conversation a tourne au court, vu qu'il etait souvent suivi d'une bande de potes tous les plus idiots les uns que les autres. Nous nous sommes donc separes la, sur ce trottoir, avant que j'aie eu le temps de lui dire que je quittais la France l'ete d'apres.
Mais si vous pensez que cette "non-histoire" s'est terminee au moment ou j'ai passe la frontiere, vous faites erreur....les dominos ont continue de tomber les uns apres les autres....
Nous sommes donc en vacances chez mes grands parents, quelques annees apres cette fameuse noce et je revois le "fameux G"...nous avons environ 12 ans, vous savez, l'age idiot ou on est coince entre les jeux de gosses et l'adolescence qui debarque a coup de metamorphose et de grandes questions. Nous nous croisons par hasard dans la rue du village de mes grands parents, les adultes presents papotent allegrement et nous, nous sommes figes, nous nous regardons, les yeux ecarquilles, tous surpris que la magie opere encore apres tout ce temps. Je voudrais qu'il dise quelque chose, mais il n'en fait rien, et j'ai su bien plus tard qu'il avait pense exactement la meme chose...
Prochain saut de puce: j'ai maintenant 17 ans, presque 18, lui en a 19 et la, on pourrait croire que tout va aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles (merci M'sieur Voltaire) mais c'est sans compter sans les efforts de mon "cher" parrain qui a toujours eu un malin plaisir a faire de moi "l'intello" de service qui est completement coincee et qui ne daignerait meme pas poser les yeux sur "des gens normaux" ...ca se passe de commentaire. Toujours est-il que ma reputation de rat de bibliotheque m'a precedee et que j'ai eu beau tout faire pour prouver que je n'etais pas celle qu'on croit, rien n'y a fait, il faut dire qu'a cote de ma cousine style "je degraffe les pantalons plus vite que mon ombre" et mon cousin "je me beurre la gueule tous les jours, c'est mon choix, merci Evelyne Thomas" je faisais pale figure.
Heureusement, un grand jour de barbecue, le fils et la fille d'amis voulaient aller au cine, alors quand G en voyant que j'y allais aussi a saute sur l'occasion pour se joindre a nous, je me suis dit que tout n'etait pas perdu...Mais la aussi, mon cher parrain a cru bon de semer son grain de sel: au moment ou nous passions la porte pour sortir, il lance bien fort pour que toute la tablee rie bien a mes depends " et tachez de lui trouver un meusien (je vous ai dit que ca se passait la-bas?) pour la devergonder, elle va quand meme pas mourrir idiote!" Je me rappelle m'etre retournee et avec ma repartie meurtriere, je lui ai dit avec un grand sourire "quand on voit ce qu'ils deviennent en devenant vieux, je ferai mieux d'entrer dans les ordres tout de suite, parce que finir avec un specimen comme toi, non merci"....L'effet ne s'est pas fait attendre: il s'est retrouve dans la position du dindon de la farce, mais du coup, ca a conforte tout le monde dans l'idee que je "faisais ma fiere".
Avant mon depart pour la Pologne, nous nous sommes revus une fois, nous etions seuls depuis cinq minutes et la conversation prenait un tour personnel: nous en etions a l'etape ou on fait un peu l'inventaire et les choses s'annoncaient plutot bien, je commencais a casser cette image fausse qui me collait a la peau depuis l'age de 10 ans quand mon cousin a fait irruption, vous savez, "Mr J'ai-fait-une-prise-de-sang-pour-voir-combien-j'avais-de-sang-dans-l'alcool" et la conversation a tourne au court, vu qu'il etait souvent suivi d'une bande de potes tous les plus idiots les uns que les autres. Nous nous sommes donc separes la, sur ce trottoir, avant que j'aie eu le temps de lui dire que je quittais la France l'ete d'apres.
Mais si vous pensez que cette "non-histoire" s'est terminee au moment ou j'ai passe la frontiere, vous faites erreur....les dominos ont continue de tomber les uns apres les autres....
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