Je me suis souvenue aujourd'hui d'une mesaventure qui m'est arrivee quand j'etais au college, et comme rien qu'a y penser, j'ai ri comme une andouille, je me suis dit que ca serait dommage de garder ca pour moi toute seule.
Bien sur, par egard pour ma pauvre camarade de classe qui fut au centre de cette aventure, je me permets de changer son prenom....on ne sait jamais!
Tout a commence par un beau matin de printemps (je vous menage un peu en mettant une petite touche poetique, mais ca va se gater) ou je me
rendais, comme d'habitude en cours. J'etais en cinquieme a l'epoque, et je dois dire que ce que j'appreciais surtout, c'etait les cours de francais et de langues, et ma foi, je crois pouvoir dire
avec le recul que j'etais appreciee de mes professeurs (du moins ceux dont les matieres sont citees ci-dessus).J'etais ce qu'on peut appeler je crois "une eleve au dessus de tout soupcons"...ce
qui a son importance.
Juste avant d'aller en cours de francais, j'avais un cours d'histoire-geo avec une prof qui - comment dire - avait un LEGER probleme d'organisation...(je suis gentille, la). Le temps qu'elle nous
donne les devoirs a faire, nous etions en retard et a la suite d'une course effrenee, nous arrivons enfin en classe.
La ou ca se gate, c'est que deux ou trois eleves - des "cas irrecuperables" - etaient encore plus en retard que nous, ils foncent donc comme des dingues pour ne pas se faire pincer par le prof,
et bousculent tout le monde sur leur passage, moi y comprise.
Le cours commence, et alors que le prof est en train de nous expliquer un truc au demeurant tres interessant, nous le voyons soudain devenir livide, puis tout rouge (il faut dire que c'etait un
prof plutot cocasse qui etait tres expressif et de plus, des qu'il s'enervait, le ton de sa voix montait d'une octave) et la, c'est le drame, le truc qui tue...il pointe un index accusateur vers
ma camarade de classe, enfin, pour etre plus precis, vers le bas de sa chaise et il s'ecrie "mais enfin, Anne-Sophie, que vous-arrive-t'il?"
Au debut, personne ne comprends, mais quand il ajoute "Il fallait me demander la permission, au lieu d'attendre comme ca" et que nous voyons la flaque sous la chaise de cette pauvre Anne-Sophie
que nous comprenons soudain ou il veut en venir.
Un silence de mort s'abbat sur la classe, personne n'ose dire quoi que ce soit...enfin, quand je dis personne....
Je m'entends soudain rire, rire comme jamais, rire a tel point que j'ai cru en perdre le souffle, et la, je vois le prof, ce cher prof, ce pauvre prof, qui se tourne vers moi, horrifie: comment?
Moi, miss_papatte (je vous rassure, j'ai un prenom dans la vie) je ris des malheurs de ma pauvre copine? C'en est trop pour lui, il me dit "mais enfin, ce n'est pas gentil de vous moquer de votre
camarade"...mais moi je continue a rire en voyant qu'il ne comprends pas, et desesperee de ne pouvoir sortir un mot, je me mets a pointer du doigt dans la direction de ma copine et a rire de
plus belle...
Et Anne-Sophie dans tout ca, me direz-vous? Eh bien la pauvre etant assez timide de nature, elle piqua son phare et balbutia un "Mais, Monsieur..." a peine audible, ce qui aggrava encore son
cas.
Entre deux hoquets de rire, car je ne pouvais toujours pas parler, je finis par me lever de ma chaise ( a la grande stupeur du prof et du reste de la classe) et a pointer toujours plus
precisement le bas de la chaise...pour finalement aller chercher...une mini-bouteille d'eau minerale, cause de tous les malheurs d'Anne-Sophie.
L'explication etait simple, en fait: J'avais a l'epoque des problemes renaux ( d'ordinaire, je bois beaucoup, mais l'acces aux robinets de l'ecole etait bloque pour eviter que les eleves ne
fument dans les toilettes entre les cours), sur ordre du medecin, je devais donc emmener une bouteille d'eau que je gardais dans mon sac en cours, bien sur. Mais quand les retardataires
m'avaient bouscule en rentrant en classe, ladite bouteille a fait - sans que personne ne s'en apercoive- un vol plane pour aller eclater sous la chaise de ma copine.
Quand j'ai finalement reussi a expliquer ce qui s'etait passe, le prof lui aussi a eu le fou rire mais a avoue qu'il etait drolement soulage que ce ne soit pas "une autre fuite". Cet episode nous
a encore fait rire de nombreuses fois jusqu'a la fin de l'annee...quelque fois meme a l'initiative du prof qui demandais en debut de cours si vraiment personne de voulait aller "au petit
coin".
Voila, ouf, avouez que ca meritait d'etre raconte, non? Ca fait partie de ces bon vieux souvenirs scolaires qu'on aime se rememorer.
Anne-Sophie si tu me lis,j'espere que tu ne m'en voudras pas!
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